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Martinès de Pasqually

martinésJoachim Martinès de Pasqually (1727(?) 

Le premier des trois fut un homme des plus mystérieux. On ne sait de lui que peu de choses et toutes sortes de légendes ont couru quant à ses origines, à sa naissance, à sa religion, à sa carrière. Même les diverses orthographes de son nom patronymique et de son prénom sont de nature à brouiller les pistes quant à sa véritable nationalité. Il apparaît en la ville de Bordeaux en 1767 ; il a auparavant accompli un grand périple qui l’a emmené de Paris à Bordeaux en passant par Amboise, Blois, Tours, Poitiers, La Rochelle, Rochefort, Saintes et Blaye. Il avait fondé l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Cohen de l’Univers et la vocation de cet Ordre était double : la mise en pratique d’opérations théurgiques et la remise dans le droit chemin initiatique de la franc-maçonnerie française qui, perdant de vue ses racines traditionnelles, s’engluait déjà dans des marécages politiciens où elle n’avait rien à faire. Il s’agissait vraisemblablement dans l’esprit de Martinès de créer un système de hauts-grades maçonniques souches sur des loges dites bleues, c'est-à-dire limitées aux trois premiers grades. Martinez mourut le 20 septembre 1774 à Port-au-Prince où il était venu deux ans plus tôt dans le but, dit-on, d’y récupérer un héritage. Il ne laissera qu’un ouvrage :

« Traité sur la Réintégration des Êtres dans leur première propriété, vertu et puissance spirituelle divine ». Avec le « Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’homme et l’univers » de Louis-Claude de Saint-Martin, cet ouvrage de Martinez de Pasqually constitue l’un des deux piliers de la tradition martiniste.

 

Louis-Claude de Saint-Martin :

Louis claude saint martin pqLouis-Claude de Saint-Martin (surnommé le « Philosophe Inconnu ») se fit d’abord connaître comme secrétaire de Martinez de Pasqually qui n’avait, paraît-il, qu’une idée très approximative des nuances de la langue française. Titulaire d’un titre de noblesse et ancien officié d’un régiment basé à Foix (Ariège), sa rencontre avec Martinez le poussa à quitter l’armée pour se consacrer à sa mission, c'est-à-dire à l’élaboration de la doctrine martiniste sous l’éclairage de la tradition occidentale chrétienne. Il s’éloignera peu à peu de Martinez et de ses opérations pour se tourner vers ce que Papus appellera plus tard la voie cardiaque.

Outre l’ouvrage doctrinal cité plus haut, il laissera une importante bibliographie qui fait encore autorité de nos jours. Malgré ses origines nobiliaires, il échappa à la guillotine révolutionnaire et mourut en 1803, âgé de soixante ans.

Jean-Baptiste Willermoz

willermoz pqLe troisième personnage de ce triptyque, c’est Jean-Baptiste Willermoz. Ce commerçant lyonnais devint franc-maçon très jeune et consacra à l’Ordre maçonnique le meilleur de sa vie et de son activité. Déçu par le manque d’intérêt que ses frères de loge manifestaient à l’égard de la tradition, il œuvra inlassablement dans le but de redonner à l’ordre les couleurs initiatiques dont il n’aurait jamais dû se départir. Il réussit ce tour de force de réunir des traditions chevaleresques germaniques et les enseignements de Martines de Pasqually et de Saint-Martin en un régime maçonnique qu’il fonda et dont il établit les règles, les rituels et les usages à partir de 1778 au cours de deux convents où il parvint à imposer ses idées et ses idéaux. Retiré de ses diverses activités pour cause de révolution, il mourra en 1824 à l’âge de… quatre-vingt quatorze ans.

Joseph de Maistre :

joseph maistreÀ ces trois personnages déterminants dans l’histoire du Martinisme que sont Martines de Pasqualy, Louis Claude de Saint Martin et Jean baptiste Willermoz, il y a lieu de mentionner une quatrième personnalité , Joseph de Maistre qui fut, en quelque sorte, l’ambassadeur de la pensée martinienne et maçonique traditionnelle auprès de la Cour de Russie où il devint un familier de la Grande Catherine, à la suite de ses nombreux voyages.

 

 

Gérard Encausse (Papus)

papus 2 pqBien qu’il ne fondât jamais d’école ni de société ou d’ordre initiatique, la pensée et l’enseignement de Louis- Claude de Saint-Martin eurent des disciples et, ainsi, se propagea discrètement jusqu’à l’arrivée de Papus. Celui-ci, tout en poursuivant des études de médecine, se passionna très tôt pour toutes les choses de la tradition. Bien qu’il eût exploré toutes les pistes de l’ésotérisme et tenté d’en faire la synthèse dans ses premiers ouvrages, il accorda une priorité à l’œuvre et à l’enseignement de Martines de Pasqually et de Louis-Claude de Saint-Martin. C’est ainsi qu’en 1888, à l’âge de vingt-trois ans, il créa «l'Initiation», revue mensuelle d’ésotérisme, et en 1891, à l’âge de vingt-six ans, il fonda l’Ordre martiniste dont la vocation était essentiellement de propager la pensée saint martinienne enrichie des autres recherches traditionnelles. Autour de Papus, on retrouvait quelques noms prestigieux, tels que ceux de Paul Adam, de Stanislas de Guaita, de Joséphin Péladan, de Sédir, de Marc Haven et de Maurice Barrès qui démissionnera peu de temps après la fondation de l’Ordre pour mieux se consacrer à sa carrière littéraire et politique.

Sous l’impulsion dynamique de Papus qui ne se reposait jamais - il déclarera un jour que « l’on se repose d’un travail en en faisant un autre » et je crois qu’il avait bien raison. Le martinisme, désormais structuré et organisé, connut une grande et rapide expansion. Des groupes de travail s’ouvrirent en France comme dans les autres pays et on peut affirmer que, si Martines de Pasqually et, plus sûrement encore, Saint-Martin lui donnèrent une âme, c’est à Papus qu’il revint de lui donner un corps sans lequel aucune âme ne peut se manifester.

Papus mourut le 25 octobre 1916 des suites d’une pneumonie contractée à la guerre où il avait été mobilisé en qualité de médecin. Avec ce départ prématuré (il n’était âgé que de cinquante et un ans), s’arrêta la parution de «l'Initiation» et l’Ordre martiniste subit quelques scissions. Les successeurs directs de Papus furent d’abord Teder (Charles Détré) qui ne devait lui survivre que deux ans, puis Jean Bricaud qui décédera en 1934, Constant Chevillon (auteur du « Vrai visage de la franc-maçonnerie ») qui sera assassiné à Lyon dans des circonstances pour le moins mystérieuses et pas éclaircies à ce jour en 1944, Charles- Henri Dupont qui nous quittera en 1960. À cette époque, l’Ordre martiniste n’avait qu’une activité quasi confidentielle ; c’est au fils de Papus qu’il appartiendra de lui donner un nouvel essor.

 

Philippe Encausse :

philippe encausse pqPapus avait un fils, Philippe (filleul de Monsieur Philippe de Lyon). Ce fils n’avait que dix ans à la mort de son père et ce fut Marc Haven (le docteur Lalande), gendre de Monsieur Philippe, qui assura son éducation et le suivi de ses études jusqu’au doctorat de médecine. En 1953, Philippe Encausse, alors âgé de trente-sept ans, réveilla la revue «l'Initiation» qui, depuis, paraît trimestriellement sans interruption. Sa rencontre précédente avec Robert Ambelain, Grand-Maître des Élus-Cohen, l’avait conduit à réveiller l’Ordre martiniste selon les vues de son père Papus. En 1960, il devint Président de l’Ordre martiniste, succédant ainsi à Charles-Henri Dupont qui le reconnut et lui transmit rituellement et administrativement sa succession. Plus tard (en1971), il sera remplacé pour un court laps de temps par Irénée Séguret, puis par Emilio Lorenzo qui exerce toujours cette présidence.

Philippe nous a quittés le 22 juillet 1984. Son souvenir est immortel, tous ceux qui l’on approché ont gardé de lui la mémoire d’un homme décidé, volontaire (et pas velléitaire, importante nuance !), généreux et fidèle en amitié. C’est en hommage permanent à Papus et à Philippe qu’il s’efforce de maintenir la revue «l'Initiation», remplissant cette tâche avec la foi et la discrétion qui sont les qualités premières de tout martiniste.

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